L’Afrique recycle formellement 0,7 % de ses déchets électroniques. Pas 7 %. Zéro virgule sept. Le taux mondial, déjà médiocre, est de 22,3 %. C’est le chiffre qui devrait décider de ce qu’on fait d’un appareil ici — et il dit l’inverse de ce qu’on croit.
Les deux chiffres, et leurs sources
En 2022, le monde a produit 62 millions de tonnes de déchets électroniques, soit +82 % depuis 2010, avec une projection de 82 millions de tonnes en 2030. 22,3 % ont été formellement collectés et recyclés. Et ce taux est projeté à la baisse, vers 20 % en 2030.
— ITU / UNITAR, Global E-waste Monitor 2024, données 2022.
Sur le continent africain, la même année : environ 2 millions de tonnes produites — une petite fraction du total mondial — et 0,7 % formellement collectés et recyclés. Par ailleurs, seuls 12 pays de la région Afrique disposent d’une politique, d’une législation ou d’une réglementation nationale sur les déchets électroniques.
— UIT, State of digital development and trends in the Africa region, avril 2025, données 2022.
Ce que ces deux lignes disent ensemble
Elles disent une chose simple et rarement formulée. L’Afrique produit très peu de déchets électroniques par habitant, et n’en recycle formellement presque aucun.
D’où la conclusion, qui n’est pas celle qu’on attend d’un article sur le sujet : ici, la filière de fin de vie n’existe pratiquement pas. Il n’y a pas, au bout de la chaîne, une usine qui récupérera proprement le cuivre, l’or et le cobalt de votre téléphone. Le pari du recyclage, c’est un pari sur une infrastructure absente.
Là où la fin de vie n’existe pas, la seule écologie disponible est de ne pas y arriver.
Prolonger. Réparer. Revendre. Remettre en service. Ce ne sont pas des gestes symboliques compensatoires — ce sont les seuls mécanismes qui fonctionnent réellement dans un contexte où le recyclage formel touche sept appareils sur mille.
C’est un argument bien plus solide que « le reconditionné économise du CO₂ ». Et surtout, c’est un argument vrai.
Deux chiffres pour finir de convaincre
Le premier : en 2022, 5,1 millions de tonnes de déchets électroniques ont franchi une frontière, dont environ 3,3 millions de tonnes — 65 % — allant de pays à revenu élevé vers des pays en développement. Le déchet voyage. Il voyage dans un sens.
Le second : la valeur des métaux contenus dans les déchets électroniques mondiaux est estimée à 91 milliards de dollars ; celle des matériaux effectivement récupérés, à 28 milliards. Les deux tiers de la valeur se perdent, à l’échelle de la planète, chez ceux qui ont pourtant des usines.
Pour situer : en Europe, où la filière est organisée et réglementée depuis vingt ans, on génère 17,6 kg de déchets électroniques par habitant et on en recycle formellement 7,5 kg — un taux de 42,8 %. C’est le meilleur score régional du monde. Il laisse encore filer la majorité.
Ce que ça change pour un appareil, chez nous
Un appareil qui repart en état de marche n’est pas un déchet évité au sens comptable. C’est un déchet qui n’a pas été créé. La différence n’est pas rhétorique : dans un pays sans filière, c’est la totalité de l’écart.
C’est la raison pour laquelle nous réparons ce que nous vendons, et pourquoi nous acceptons de regarder une machine que vous n’avez pas achetée chez nous. Le diagnostic est à 0 F, un devis vous est proposé avant toute intervention, et la réparation est garantie 12 mois, pièces et main-d’œuvre.
Un appareil n’est jamais qu’un appareil — jusqu’au jour où le jeter n’est plus une option.
Découvrez Mascot Inc.
Technologie, services et communauté — au cœur de Yamoussoukro.
